Couverture de On se r'parle No 3, de Hugo Bourque

On se r’parle No 3

Aux Îles, on n’a pas l’heure, on a le temps. Une troisième année d’histoires, entre l’enfant que j’étais pis les enfants que j’ai.

On répète souvent qu’aux Îles, on n’a pas l’heure, on a le temps. C’est une façon pour nous de dire qu’on n’est pas pressé, qu’on n’est pas stressé. On a tout notre temps. Et parfois même, celui des autres…

Par exemple, on a le temps de compter au moins jusqu’à quinze avant de se remettre à avancer après une lumière rouge. Pas besoin de se presser pour poigner les autres lumières vertes : il n’y a pas d’autres lumières !

On n’est pas pressé de mettre nos clignotants non plus. Anyway, c’est pas utile d’annoncer que j’vas tourner. Tout le monde sait yousse que j’reste, qu’on se dit. Fait que des fois, on le met juste quand on est quasiment déjà dans notre barrière.

Mais sinon, nous autres, on n’est pas pressé. Mon père est d’ailleurs probablement le seul au monde qui s’est déjà fait arrêter parce qu’il ne roulait pas assez vite. La police pensait qu’elle suivait un gars chaud qui, par souci de prudence, ralentissait sa cadence. Mais non : mon père allait tout simplement chercher un paquet à l’aéroport et avait tout son temps.


M. Leblanc
Commentaire
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Les cinq recueils

Chaque tome se lit tout seul. Pas besoin de commencer par le premier… mais y’a pas de problème à le faire.

Couverture de On se r'parle No 1, de Hugo Bourque

Le no 1

Couverture de On se r'parle No 2, de Hugo Bourque

Le no 2

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Le no 3

Couverture de On se r'parle No 4, de Hugo Bourque

Le no 4

Couverture de On se r'parle No 5, de Hugo Bourque

Le no 5