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LA SÉRIE ON SE R’PARLE — NO 3 de 5
On se r’parle No 3
Aux Îles, on n’a pas l’heure, on a le temps. Une troisième année d’histoires, entre l’enfant que j’étais pis les enfants que j’ai.
Une quarantaine d’histoires · 150 pages · ISBN 978-2981830722
CE QU’IL Y A DEDANS
De l’enfant qu’on était aux enfants qu’on a
De l’automne 2018 à l’hiver 2020, j’ai continué de conter les Îles-de-la-Madeleine dans le Radar. Dans ce troisième recueil, le temps est partout : celui qu’on prend aux Îles, où on compte jusqu’à quinze à la lumière rouge, et celui qui file, entre mes souvenirs de p’tit gars et mes deux enfants qui grandissent. On y retrouve les journées de tempête où l’école ferme, les galettes à la poudre, la ligne à hardes, la soirée glissade, les cours de musique à la Polyvalente pis les virées Chez Gaspard. Et, de loin, l’angoisse de voir les Îles se faire brasser par l’ouragan Dorian. En préface, l’auteur-compositeur-interprète madelinot Didier Turbide.
QUELQUES HISTOIRES DU RECUEIL
Le grand sablier de la vie
Galettes à la poudre et cie
Su’ la ligne à hardes
Une p’tite virée Chez Gaspard ?
Quand Madeleine se fait brasser
UN EXTRAIT
«
On répète souvent qu’aux Îles, on n’a pas l’heure, on a le temps. C’est une façon pour nous de dire qu’on n’est pas pressé, qu’on n’est pas stressé. On a tout notre temps. Et parfois même, celui des autres…
Par exemple, on a le temps de compter au moins jusqu’à quinze avant de se remettre à avancer après une lumière rouge. Pas besoin de se presser pour poigner les autres lumières vertes : il n’y a pas d’autres lumières !
On n’est pas pressé de mettre nos clignotants non plus. Anyway, c’est pas utile d’annoncer que j’vas tourner. Tout le monde sait yousse que j’reste, qu’on se dit. Fait que des fois, on le met juste quand on est quasiment déjà dans notre barrière.
Mais sinon, nous autres, on n’est pas pressé. Mon père est d’ailleurs probablement le seul au monde qui s’est déjà fait arrêter parce qu’il ne roulait pas assez vite. La police pensait qu’elle suivait un gars chaud qui, par souci de prudence, ralentissait sa cadence. Mais non : mon père allait tout simplement chercher un paquet à l’aéroport et avait tout son temps.
tiré de « Aux Îles, on a le temps », On se r’parle No 3
Se lit bien, facilement! Une belle écriture, poétique mais pas trop, juste assez pour nous captiver, nous toucher et nous faire rire. À lire comme les autres tomes!
M. Leblanc
Commentaire
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LA SÉRIE AU COMPLET
Les cinq recueils
Chaque tome se lit tout seul. Pas besoin de commencer par le premier… mais y’a pas de problème à le faire.
DÉJÀ LU ?



