On se r'parle - No 1

On se r’parle No 1

Là où tout a commencé : ma première année de chroniques dans le Radar, du bingo au Lucy Maud, en passant par les Noëls d’antan pis le parler madelinot.

D’y’ousse tu r’sous ?
Qu’osse tu fas ?
Masse fa qu’t’as fa ça ?
Ah ben what te traille !

Pour le monde des Îles, tout ça est très clair. Pour nos visiteurs ? Un peu moins, peut-être. Comme ils commencent à être nombreux à ce temps-ci de l’année, permettez-moi de m’adresser à eux.

Ça reste impressionnant de penser qu’un si petit archipel au milieu d’un gigantesque golfe cache autant de manières de se swigner la langue. Essayons de démêler tout ça. Il faut d’abord savoir que les Îles ont visiblement un problème avec la lettre « r ». Certains racontent que les gens de Havre-aux-Maisons avaient quelque chose contre un certain roi de l’époque et ont décidé d’enlever la première lettre du mot « roi » de leur alphabet pour se rebeller. Ils l’auraient remplacé par des « y », ce qui donne maintenant des phrases comme « Ayête tes guillands palabes ».

Si la légende du roi est vraie, ça nous laisse penser que les gens de Havre-Aubert devaient aimer Sa Majesté pas à peu près pour autant appuyer sur les « r » dans leur vocabulaire. En fait, ils ne font pas que le prononcer, ils roulent dessus comme un quat’ rrrroues su’ la djune.


B. Chartier
Commentaire
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Les cinq recueils

Chaque tome se lit tout seul. Pas besoin de commencer par le premier… mais y’a pas de problème à le faire.

Couverture de On se r'parle No 1, de Hugo Bourque

Le no 1

Couverture de On se r'parle No 2, de Hugo Bourque

Le no 2

Couverture de On se r'parle No 3, de Hugo Bourque

Le no 3

Couverture de On se r'parle No 4, de Hugo Bourque

Le no 4

Couverture de On se r'parle No 5, de Hugo Bourque

Le no 5